Avec un taux de 25% de départ à la retraite, le secteur du transport routier de marchandises (TRM) devra renouveler au moins un quart de ses effectifs d’ici 2022. Devenu un des premiers secteurs créateurs d’emploi, il se tourne aujourd’hui résolument vers les jeunes, quels sont ses atouts ? Sources : Cap 2020

L’information et la formation, des outils essentiels

Initié en 2015, par la FNTR, TLF et UNOSTRA, le volet de Cap 2020 sur l’attractivité des métiers commence à porter ses fruits. Avec la sensibilisation au métier de conducteur dans les lycées et la réduction des délais de délivrance des documents obligatoires comme les permis, le métier de conducteur est devenu une réalité auprès d’un public en quête d’un premier emploi. Enfin, la promotion de l’éco-conduite dans toutes les formations initiales ou continues, notamment celles en entreprise est un rouage capital de la promotion des métiers du TRM.

FNTR : Fédération Nationale des Transports Routiers
TLF : Transport et Logistique de France
UNOSTRA : Union Nationale des Organisations Syndicales des Transporteurs Routiers Automobiles

L’innovation technologique au service de nouveaux métiers

Par le biais de la technologie embarquée à bord des ensembles routiers, le métier de conducteur perd son image de pénibilité
au profit de celle d’une autonomie certaine. Connectivité, éco-responsabilité et confort deviennent peu à peu, les nouvelles valeurs dans lesquels les jeunes se reconnaissent. La transition énergétique amorcée par le TRM, permet aussi la création de nouveaux emplois notamment au niveau des ingénieurs spécialisés dans les problématiques environnementales et énergétiques. Sans oublier les techniciens chargés de la maintenance des outils informatiques.

La perspective d’un plan de carrière, un enjeu majeur

Offrant une palette de postes de plus en plus riche, le TRM permet aussi de grimper des échelons au cours d’un parcours professionnel. Un conducteur peut ainsi devenir formateur par le biais des remises à niveau obligatoires et de formations internes. Le poste de commercial sédentaire lui est aussi accessible, puisque la relation clients est le dénominateur commun des 2 fonctions. Selon une étude menée par Randstad, près de 74% des conducteurs routiers recommanderaient leur métier à un proche. Un chiffre très satisfaisant pour la profession !
sources : Regards sur le métier de conducteur routier www.randstad.fr

Chiffres clés
> D’ici 2022, 540 000 postes seront à pourvoir en France avec des opportunités d’embauche sur l’ensemble des métiers de la filière.
> Selon l’Observatoire prospectif des métiers et des qualifications dans les transports et la logistique (OPTL), les effectifs salariés de la branche des transports routiers et des activités auxiliaires du transport ont évolué de + 0,7% en 2014 et + 2% en 2015, soit 12 804 emplois supplémentaires.
> Le taux de féminisation des emplois s’est maintenu à 19% en 2015. Mais le nombre de femmes a augmenté un peu plus rapidement que celui des hommes : + 3% contre + 1,7%.
Sources : Dé Métier/ Ensemble pour la formation. Les métiers des transports routiers et de la logistique. Mis à jour le 02 mai 2017